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L’organisation militaire française au XIXe siècle - La garnison de Blaye

Conférence du colonel (e.r.) André DULOU

Président de la Bibliothèque Militaire de Bordeaux

  • Samedi 28 février 2004

Lors de cette conférence, le propos d’André Dulou a été de montrer l’évolution de l’armée française entre ces deux grands moments que furent la fin du Premier Empire et le début de la Première Guerre Mondiale : il a tenu à prouver qu’un des grands problèmes fut toujours celui de l’avancement, lié à l’origine ou au mérite.

Parallèlement à l’égrénage de grandes dates des XVIII° et XIX° siècles, marquantes par les lois et circulaires ministérielles engageant des modifications plus ou moins fondamentales dans l’organisation de l’armée, la constitution de la carte militaire de la France, la répartition des régiments, la formation de l’Etat-Major ou la vie quotidienne des soldats, le conférencier s’est attaché à relier la Grande Histoire à celle plus anecdotique de Blaye, ville de garnison devenue au fil du temps ville de citadelle.

C’est ainsi qu’il a présenté l’exercice militaire effectué au début du XIX° siècle dans notre cité par la légion de Gironde dont une partie résidait à Blaye : après la distribution de vin et le repas offert par la Mairie, devant le Maire, le Général et le Colonel Commandant la légion, confortablement installés sur des fauteuils et abrités des bourrasques par des paravents -leurs femmes, présentes, ayant éventuellement droit à une chaise-, en ordre serré, les soldats présentaient le drapeau, tiraient au fusil puis laissaient la place à quelques officiers qui faisaient l’escrime à fleurets mouchetés. Après un bon repas dans la citadelle, chaque unité rentrait dans sa garnison, par une marche de nuit, qui à Bordeaux, qui à Libourne...

On a appris aussi la présence en nos murs vers 1820 d’une unité de la Garde Nationale, tandis que vers cette époque aussi, douze régiments se succédaient à Blaye dans une période de quatre ans. Notre citadelle accueillit aussi dans les années 1830 ce que l’on appelait une compagnie de discipline et un atelier du boulet : elle devint ainsi un champ d’expériences pour les grandes manoeuvres de la guerre. L’Etat-Major varia beaucoup, au fil des décisions ministérielles, des possibilités financières de l’Etat, des opinions et caractères des généraux...

Dans la dernière partie du XIX° siècle, jusqu’à la veille de la Grande Guerre, Blaye subit la réorganisation de l’armée, toujours plus technique, avec de nouveaux services, la colonisation, les bouleversements politiques... mais là comme ailleurs on crut partir en 1914 pour quelques jours seulement, la fleur au fusil.




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